A . R . B . R . E
 
TRAVAILLER SUR SOI, AVEC L'AUTRE, DANS LE MONDE
EN PRATIQUE
La prochaine conférence a  lieu le
Jeudi 6 Octobre 2011 
à 20h
 Maison des associations 
 15 rue des Savoises
  salle Rachel Carson
  Genève
  Suisse
renseignements en France: 
06 74 57 78 12
carole.labedan@free.fr

Père-fils: la tentation de l'esclavage
Dévoyer la notion de travail jusqu'à l'absurde, annuler la valeur de l'argent comme témoin d'un échange pour rendre abstrait le profit, préférer la jouissance au risque de la rencontre, identifier la personne à ce qu'elle possède plutôt qu'à ce qu'elle devient : voilà autant d'armes couramment utilisées au nom de l'éducation.
Dans une société occidentale où les représentations symboliques sont cruellement absentes, l'injonction majeure semble être de "réussir", d'exceller, d'être à la fois hors- la- loi et intouchable, de savoir se servir dans la profusion qui nous entoure, bref de ne pas souffrir, et cela au détriment de l'humanité.

Après un siècle traversé de guerres, d'abus et de folies plus clairement visibles qu'en aucun autre, nous sommes confrontés à la question de ce qui s'est révélé là, et à l'angoisse de constater que les manquements éthiques de nos ascendants se poursuivent autour de nous. Comment participons- nous à la contagion de l'abus sous toutes ses formes, pourquoi n'avons - nous pas encore appris à ne plus être victimes, complices, ou bourreaux ?

La responsabilité des pères vue dans sa dimension globale et éducative est au coeur de ces questions, et ce qui, dans le vécu des pères, n'a pas pu être nommé, élaboré et transmis va se rejouer dans la vie et la difficulté de penser des fils. Hommes et femmes nous sommes tous les fils de notre histoire, si, au- delà du genre, nous reconnaissons notre participation au réel via ces grands pans de l'activité humaine : le travail, l'argent, la sexualité, l'identité sociale et groupale. Tout ce qui se joue dans l'espace extérieur, social, est lié à l'héritage inconscient de notre filiation paternelle. L'ignorer, c'est rester esclave d'un système qui prétend nous agir passivement sous prétexte qu'il nous a "fabriqués". 

La tentation symbolisée par la perversion de la relation père -fils, c'est de confondre un géniteur avec un père, et pour l'enfant d'en devenir le double, d'après son modèle, au lieu de faire usage de la liberté de penser et d'advenir par lui-même.
Carole labédan
pt_photocarole_ws29351088.jpg
A d’abord exercé comme psychogénéalogiste à partir de 1991 à Paris. Après une dizaine d’années, elle se rapproche de la psychanalyse et met en place une pratique d’analyse transgénérationnelle, à mi chemin entre les deux approches. Parallèlement elle étudie avec Jean Marc Eyssalet la pensée chinoise traditionnelle, et s’intéresse à la notion de destin et de hasard à travers les supports du Yi king et du Tarot avec Cyrille Javary et Alejandro Jodorowski. L’ensemble de ces approches se fondent sur l’ancestralité et sur la liberté de création de la personne par rapport à son héritage et son histoire : la santé elle-même y est comprise comme une responsabilité liée à notre talent de transformer ce que nous avons reçu.

Une réflexion constante entre les valeurs occidentales et orientales est au cœur de sa démarche, et à ce titre elle accompagne chaque année un groupe en Inde du Sud pour un séjour fondé sur ce thème. Son travail de conférencière est disponible sous différentes formes, et elle a animé pendant douze ans des séminaires sur la question de la transmission entre les générations et les individus. Elle est à l’origine de l’association A.R.B.R.E (Association de Recherche sur les Branches et les Racines de l’Être).

© A.R.B.R.E.-36 rue République
93230 Romainville
Créer un site avec WebSelf